De Camargo: " Dans le foot actuel, on ne peut plus faire confiance… "

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Message par GAN 3 le Sam 3 Oct - 9:16

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Il est arrivé sur la pointe des pieds, dans le Limbourg, à l’âge de 17 ans. Il y bouclera sans doute sa carrière. Entre les deux, il est passé deux fois par le Standard. Celui, double champion de Belgique, de Luciano, MPH, Bölöni, Defour, Fellaini, Witsel, Mbokani et Jovanovic. Puis celui de Duchâtelet, dont il garde un souvenir très amer. Dimanche, il affrontera pour la toute première fois son Standard avec le maillot de l’adversaire. Igor De Camargo passe " Sur le Gril d’Erik Libois ".
Ne lui parlez pas de revanche. " Le Standard restera toujours le club de mon cœur, j’ai trop de respect pour les supporters, je préfère retenir les bons souvenirs que les mauvais. Mais quand vous n’êtes plus le bienvenu dans votre propre maison, il faut en trouver une autre. Oui, je me suis senti trahi. "
Allusion au feuilleton qatari de février, et ce transfert, finalement avorté, promis par son ex-Président Duchâtelet : " C’est dur de se dire que des gens ne pensent pas au club ni à tous ses supporters, mais juste à leur propre intérêt financier. On me demande souvent si je resterai dans le foot après ma carrière, mais ce genre de personne ne m’en donne pas envie. Avant une parole était une parole. Aujourd’hui, je ne fais plus confiance : je mets tout sur papier. "
" Oui, je fêterai mon but "
À Genk, il a retrouvé le club de ses débuts. Un club ambitieux, avec aussi des racines ouvrières et ses supporters passionnés : " A part le fait de jouer en bleu plutôt qu’en rouge, la pression est la même qu’au Standard : il faut gagner, toujours gagner. " Il n’en ira pas autrement dimanche. Et ne lui demandez pas si, comme Kebano contre Charleroi, ou Cyriac face au Standard, il compte ravaler sa joie en respect de ses ex-supporters. " Si je marque, oui je fêterai mon but : c’est pour marquer qu’on joue des matches, Genk est mon employeur, je lui dois autant de respect qu’au Standard. "
Il ne s’en cache pas, il est tombé de sa chaise quand a éclaté l’affaire Standard : " Un joueur qui paie pour jouer, je n’en reviens pas… mais dans le monde actuel tout est possible. Mais c’est vrai, le Standard reste un club très spécial… " Où le coach prend vraiment les décisions sportives ? " A l’époque D’Onofrio, oui. À l’époque Duchâtelet ? Normalement oui… " dit Igor après un long silence. Et un rictus en coin…
" Maes collerait bien au Standard "
Il a découvert Peter Maes cet été. " Un homme exigeant et passionné. Il est capable de vous provoquer juste pour vous faire réagir et tirer le meilleur de vous-mêmes. " Un profil idéal pour le Standard ? " J’ai connu plusieurs coaches à Sclessin, avec des mentalités différentes. Mais c’est sûr que Maes fait du bon travail, avec sa discipline il collerait bien au Standard… "
Et Igor de nous confier qu’avant d’enfiler les buts de la tête, il avait débuté comme défenseur. " Mais j’avais trop de souci avec le marquage et le jeu de position : on m’a vite positionné devant… "
Le Brésil sans lui
Au Brésil, il aurait bien voulu dépanner partout : cette Coupe du Monde dans son pays sous les couleurs de son pays d’accueil, il a dû l’oublier. " Ce n’est pas une blessure, j’ai juste tenté ma chance et ça a raté : tout joueur doit avoir l’ambition de défendre un pays dans une Coupe du Monde, je n’ai aucun regret. "
À l’Euro, il sera donc derrière les Diables. " La Belgique a les moyens de gagner l’Euro, cette équipe a suffisamment grandi ensemble pour avoir aujourd’hui de solides automatismes. " Son Diable préféré est un Citizen : " Eden Hazard est l’homme de la dernière action, mais De Bruyne est un joueur complet, qui gonfle le collectif, qui brille par ses courses et sa finition. Si je dois choisir, je prends Kevin. "
Belgique, terre d’accueil
Au JT, l’afflux des réfugiés lui a rappelé son arrivée à Genk, seul à 17 ans, de son petit village brésilien : " Mais le contexte était différent, je venais pour réussir une carrière en Europe, alors que ces gens n’ont pas le choix : ils fuient pour survivre. La Belgique m’a ouvert les bras, pour ces gens c’est beaucoup plus difficile : dans leur situation, c’est compliqué de voir l’avenir. "
Et s’il devait changer une chose, juste une seule, sur la planète football ? Sa réponse fuse : "La corruption ! Quand je vois tout cet argent qui circule, je me dis qu’il y en a forcément une partie qui dévie. " Et de conclure : " J’espère juste qu’on retiendra de moi que j’étais une bonne personne. Et peut-être aussi un footballeur correct… "
Avec 93 buts en D1 belge, et 20 en Bundesliga, l’examen semble réussi.
 
" Sur le Gril ", une interview hebdomadaire d’Erik Libois à écouter sur Vivacité ce samedi à 22 h et ce dimanche à 16h30. En podcast également sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Et dans La Tribune ce lundi 5 octobre.

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