Ce week-end, Anderlecht a fêté un titre « amplement mérité » au nez et à la barbe de losers intergalactiques.

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Ce week-end, Anderlecht a fêté un titre « amplement mérité » au nez et à la barbe de losers intergalactiques.  Empty Ce week-end, Anderlecht a fêté un titre « amplement mérité » au nez et à la barbe de losers intergalactiques.

Message par carapilspourtouslesrouges le Lun 19 Mai - 13:28

Le champion du week-end

Ça y est, le championnat de Belgique a enfin, ou déjà, vécu. Au terme de 40 journées de folie (n’ayons pas peur des mots), c’est bel et bien Anderlecht et son slogan d’une inventivité presque aussi rare que les cheveux sur la tête de Nuytinck (« Come On You Mauves », je ne m’en remets toujours pas) qui a émergé au terme d’une saison dite « de transition ». Dorénavant, dites 33, comme le nombre record de titres remportés par ce Sporting longtemps malade, qui a su retrouver la forme quand Besnik Hasi s’est enfin penché, seul, à son chevet de patient au bord de l’asphyxie. Tout mauve, donc.

Dimanche, il suffisait au Sporting d’un petit point face à Lokeren pour être sacré : profitant lâchement de l’absence incompréhensible de Jore Trompet durant la grande majorité de la rencontre, il en a pris trois, pour ajouter un peu de panache supplémentaire à ce titre incontestable et pratiquement jamais contesté (ne chipotons pas, n’ergotons point, de grâce).

Après le coup d’envoi donné par Gilles De Bilde (rassurez-vous, il n’a frappé personne), Anderlecht s’est rapidement rassuré, via Mitrovic (16 buts, pas mal pour un pestiféré-onéreux-fatigué qui a même inspiré une nouvelle Coupe à Michou), et n’a douté que l’espace de quatre minutes, l’espace-temps qui a séparé les deux boulettes du pourtant excellent M. Boucaut (penalty sur Remacle, exclusion de Persoons, merci et au revoir, 1-1, balle au centre). Mbemba, sur le coup franc qui suivit, puis Praet libérèrent tout un stade qui se gaussa une nouvelle fois d’un « Et le Standard, il est champion, tous les 25 ans » du plus bel effet.

Et qui peut pleurer la blessure de Silvio Proto : « Ohohoh, jolie poupée, sur ton bras cassé », comme l’aurait si bien chanté le regretté Bernard Menez (je sais, il n’est pas mort mais il manque cruellement au PAF). Proto n’ira pas au Mondial, Bossut bien. Et tant pis pour Verbist, Verhulst, Bailly, Urko Pardo, Coosemans, Saussez, Kaminski, Clepkens ou Boffin (Ruud, pas Danny, hein), quelques-uns des nombreux autres candidats à ce rôle de spectateur privilégié.



Par contre, ce qu’il y a de bien, quand une équipe fête un titre de champion (« mérité », nous assure-t-on à l’ombre de Saint-Guidon, voire dans celle, tout aussi imposante du regretté John de la Mobylette), c’est qu’on peut se rappeler de pas mal de joueurs oubliés, visiblement plus forts avec un ballon (de Rouche ?) dans le nez que balle au pied. À moitié de Zeeuw, Davy Roef, voire Sacha Kljestan, qui pleura comme un gamin au coup de sifflet final, probablement pour son statut de titulaire ou sa belle moustache qu’il a perdus.

Prenez le cas de Luka Milivojevic, par exemple. Qui ça, entends-je déjà ricaner ? Recruté pour 2,7 millions d’euros, soit à peine un peu plus qu’un David Pollet (ou un demi Aleksandr Mitrovic, c’est selon), le médian serbe ne fut pas le dernier à faire la fête au Carré, un endroit au nom prédestiné pour la… qualité de ses pieds, comme on l’entendit dans la bouche de vilains persifleurs. À l’image de Milivojevic, sorte de box-to-box resté enfermé dans sa boîte toute la saison (16 matchs quand même, pour 0 but), les Anderlechtois ont clairement profité de ce titre inattendu, acquis avec la bagatelle de 11 défaites (!), après avoir engrangé au total moins de points – non divisés par deux – que le Standard sur l’ensemble de la saison.

Suite à une fête gâchée par des supporters envahissants (sur le terrain, en tout cas), qui n’a généré ni tour d’honneur ni feu d’artifice mais bien la tenue d’un simulacre de remise de trophée (venu en hélico, on ne se refuse rien) dans la tribune d’honneur au stade Constant Vanden Stock, les joueurs ont donc décompressé au carré VIP du carré, à Willebroek, où ils ont notamment fluté une bouteille de champagne de 9 litres, à 30.000 euros tout de même. Eh ouais, rien n’est trop beau pour ce Sporting-là !

On ne sait pas si « Zona » Legear y avait garé sa Porsche dans la station-service la plus proche mais ce qu’on sait, au vu des photos qui ont été divulguées par la suite, c’est que… Frank Ribéry y est passé en coup de vent, comme il le fait sur le flanc du Bayern, avec lequel il avait fêté la veille le doublé en Allemagne avec le Bayern. Alors, après, qu’on arrête de dire que ce championnat de Belgique, indécis et passionnant jusqu’au bout, n’intéresse personne ! Le Français, qui se prépare apparemment le plus sérieusement du monde pour un Mondial qui s’annonce top en France avec les affaires « Madame Nasri », les clashs entre Deschamps et les journalistes (le sélectionneur a affirmé avoir des dossiers « prostituées » avec certains scribouillards en mal de sensation et d’amour tarifé), a sans doute profité de l’occasion pour rappeler à ses amis mauves qu’« en football, la routourne finit toujours par tourner », qu’« on est des joueurs qu’on va vite avec le ballon ». Ou, pour paraphraser ce qu’il avait dit au sujet de Zizou, « maintenant, il va falloir faire avec sans Cheikhou ». Change pas, Frank, surtout ne change pas.

Les losers du week-end

Qui d’autre que le Standard peut revendiquer ce statut de loser du week-end ? Voire même de la saison, à y réfléchir. Dans le sport, il y a les losers simples, genre les Louvanistes qui n’ont pas su émerger du tour final animalier de D2 promis aux pandas tout mignons d’Eupen ou aux canaris persifleurs de Saint-Trond, voire aux… Hurlus de Mouscron, ce qui n’a rien à voir, on est bien d’accord.

Il y a aussi les losers de compète, d’une autre dimension, comme ceux du Barça ou du Real, par exemple, qui se sont montrés incapables de remporter un titre de champion en Espagne avec des moyens démesurés, des stars planétaires à la technique affûtée (Pinto pour le premier, sorte de Verbist 2.0 à queue-de-cheval, Pepe pour le second, faut-il préciser pourquoi ?). Qu’ils perdent contre Thibaut Courtois, ok, mais contre Toby Alderweireld, quoi. Ou il y a encore les individualistes de la lose, comme l’ailier italien Alession Cerci, qui foire un péno à la dernière minute pour le Torino, le privant de facto d’une qualification pour l’Europa League. La lose totale. Et puis, il y a les losers intergalactiques, qu’on nous envie même sur Pluton ou Saturne, dont font désormais partie les Standardmen. Des gars qui ont remporté plus de points que leurs rivaux sur l’ensemble de la saison mais qui, au vu de la division par deux et d’un effondrement spectaculaire



Ayant longtemps fait la course en tête, grâce à la vision de Duduche, à la maîtrise tactique de Gaille Louzonne, mister « je n’ai aucun plan B, cela ne sert à rien », le Standard pleure aujourd’hui ces points perdus ça et là, contre le cours du jeu, à cause des méchants arbitres de la malchance, du vilain système des Playoffs qui leur en veut et tout ça. Voire aux taupes venues ravager le billard de Sclessin ou à la neige, qui les a fortement perturbés ces derniers mois, il faut bien le reconnaître. En attendant, voyons les choses de manière positive : le Standard termine tout de même à la deuxième place.

Donc l’objectif initial, qui était le top 3, est largement atteint, merci M. Luzon. Idem pour Batshuayi, qui a fait la course en tête pour remporter ce magnifique taureau doré offert au vainqueur (Harbaoui, pas William). Un trophée de quinze centimètres de haut digne de ceux qu’on remet au meilleur artificier du tournoi préminimes de Kappelle-op-den-Bos, histoire de rappeler que le foot, c’est avant tout un jeu d’enfants, très gâtés sur le coup. Michy est 2e meilleur buteur, ce qui est bien, et 2e au referendum du footballeur pro de l’année, ce qui est formidable, selon Stromae. Kawashima a lui aussi terminé sur le podium des meilleurs gardiens (2e), tandis que Louzonne a échoué au pied de celui-ci, derrière le trio belge composé de Peter Maes, Franky Dury et Michel Preud’homme. C’est bien la seule ombre au tableau de cette saison exceptionnelle, qui ouvrira aux « Rouches » les portes des tours préliminaires de la Ligue des champions. On s’en réjouit déjà d’avance…

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