Standard : Ce qui compte dans les moments de crise: une bonne organisation

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Message par Invité le Mer 29 Oct - 17:23

A première vue, ça ne convient pas à un club aussi bouillonnant que le Standard. La tempête qui s'est abattue sur le club après le limogeage de Guy Luzon s'est rapidement calmée.

D'abord, on a dit que le président Roland Duchâtelet allait se rendre en Angleterre pour embaucher Bob Peeters, puis on a évoqué la piste française, quelques noms à l'appui, et comme les managers font leur travail, les noms n'ont pas manqué. Le Standard est resté serein : il veut se laisser trois semaines pour tout évaluer. Roland Duchâtelet fait souvent le contraire de ce à quoi on s'attend.
Roland Duchâtelet fait souvent le contraire de ce à quoi on s'attend
Les supporters ont provisoirement ravalé leur colère. Un match nul encourageant contre Séville et une victoire 0-2 inattendue à Anderlecht rappellent ce qui compte dans les moments de crise : une bonne organisation. C'est étrange mais cette saison, Guy Luzon n'a mis sur pied pareille organisation qu'une seule fois, en Coupe d'Europe à Feyenoord. Par la suite, il a vanté ce style de jeu compact mais sans plus jamais y avoir recours.
Naturellement, ces résultats appellent confirmation et il serait prématuré de conclure, après 180 minutes, que le Standard va poursuivre sa route avec Ivan Vukomanovic. Dans d'autres matches, les Rouches devront prendre l'initiative et alors, il ne leur suffira pas de faire bloc : ils devront faire preuve de créativité et d'inventivité pour déjouer le mur adverse.
Dimanche, Anderlecht n'a pas eu d'idées. Les Mauves, qui avaient par moments développé un beau football contre Arsenal, ont joué à un rythme très lent et se sont créé fort peu d'occasions. Ils n'ont pas seulement un problème offensif car la dernière ligne a connu, elle aussi, des hiatus. Devoir poster aux backs deux joueurs aussi créatifs qu'Andy Najar et Frank Achempong ne favorise pas la cohésion.
Après ce genre de défaite, on rappelle souvent le match de Coupe d'Europe disputé quatre jours plus tôt. Besnik Hasi l'a évoqué aussi, comme Michel Preud'homme à l'issue du match entre le Club Bruges et Gand, bien qu'il ait opéré cinq modifications à son équipe. C'est bizarre : on entend ces excuses depuis des années. Les entraîneurs se sont-ils jamais demandé pourquoi leur équipe digérait aussi difficilement un régime de deux matches par semaine ?
Hein Vanhaezebrouck n'a pas ce problème pour le moment. Il a inculqué un style de jeu offensif à Gand et il a prouvé qu'il avait raison. Vanhaezebrouck se garde bien de se mettre trop de pression. Il veut se défaire de l'émotion excessive qui entoure le club depuis toujours, partiellement parce que Gand se trouve dans une phase d'apprentissage. L'équipe peine à domicile parce que les joueurs doivent encore apprendre à découvrir les brèches. Cela lui a coûté sept points en six matches.
Ça va mieux en déplacement, comme dimanche au Club Bruges. Par moments, les combinaisons gantoises ont été brillantes, le jeu frais mais le club a manqué de punch dans le rectangle adverse. Toutefois, l'équipe a effectué d'énormes progrès sous la direction de son nouveau coach.
Dans l'ombre des grands clubs, Dennis van Wijk réalise un exploit depuis le début de la saison avec Westerlo, sans jamais sombrer dans l'euphorie après une victoire. Il préfère insister sur les points à travailler. Il y a quelques semaines, quand Westerlo a battu le Cercle 1-2, Van Wijk a fait remarquer qu'il parvenait rarement à préserver ses filets. Samedi dernier, après son succès contre Courtrai, il a constaté que son équipe avait du mal à se concentrer dès le début du match.
Peu d'entraîneurs ont une vision aussi critique des prestations de leur équipe. Toutefois, Van Wijk n'est pas dépourvu de fierté. Ainsi, lorsqu'on lui pose peu de questions durant la conférence de presse, après un succès, il ne peut s'empêcher de le faire remarquer. Cela témoigne d'une sensibilité étrange pour un homme qui a grandi dans la rude Amsterdam. Cette attitude est empreinte de dualisme. A deux reprises en quelques mois, Van Wijk n'a pas accepté notre demande d'interview. Il n'en éprouvait pas vraiment le besoin, a-t-il dit. Il faut un manuel pour comprendre cet entraîneur.

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