Aimé Anthuenis, le parrain du Fan Day,compare l’Anderlecht actuel avec le sien

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Aimé Anthuenis, le parrain du Fan Day,compare l’Anderlecht actuel avec le sien Empty Aimé Anthuenis, le parrain du Fan Day,compare l’Anderlecht actuel avec le sien

Message par david le rouche le Sam 1 Aoû - 17:32

C’est avec une immense fierté qu’Aimé Anthuenis (71 ans) a accepté d’être le parrain du Fan Day. Il succède à des monuments comme Zetterberg, Mulder ou Rensenbrink. "C’est bien la preuve du fait que j’ai signifié quelque chose pour ce club" , sourit Anthuenis.
Vous êtes le seul entraîneur de l’histoire du club à avoir qualifié Anderlecht pour le second tour de la Ligue des Champions. C’était votre plus grande réalisation ?
"N’oubliez pas que j’ai remporté le titre avec Genk après avoir débuté en D2. Mais cette campagne était unique, c’est vrai. On n’a pas battu une grande équipe, mais six : Porto, Manchester, le PSV, Kiev, la Lazio et le Real Madrid. Ceux qui disent que le Real n’est pas venu ici pour gagner racontent des conneries. Le Real veut toujours gagner."
Quel était votre secret ?
"J’étais entre autres contre la rotation. Je jouais le plus possible avec la même équipe. Aujourd’hui, on parle de fatigue… Mes joueurs jouaient plus de 60 matches par saison. Et les réservistes ne bronchaient pas… parce qu’on gagnait. À Genk, je faisais la même chose. Quand Oulare était blessé, je disais aux kinésistes : ‘Il faut qu’il joue. Mettez-le sur un vélo, il ne s’entraînera pas jusqu’au match !’ "
Est-ce qu’Anderlecht peut encore arriver si loin en Europe ?
"Tout est possible, mais ce sera plus difficile. À l’époque où moi j’étais au Sporting, le marché était différent. Tout ce qui était bon dans le championnat belge, voulait venir à Anderlecht. Un De Bruyne aurait pu passer via Anderlecht avant d’aller à l’étranger. L’équipe nationale en est le meilleur exemple : tous ses joueurs jouent à l’étranger."
Si vous étiez Herman Van Holsbeeck, feriez-vous revenir Boussoufa ?
"Question difficile. Le Boussoufa d’il y a quatre ans, tout le monde le veut. Mais je me pose plusieurs questions : a-t-il encore la même faim, après avoir gagné tellement d’argent ? Que faire avec Praet ? Et avec Suarez ? Anderlecht a déjà beaucoup de joueurs qui demandent le ballon dans les pieds. Mais je suis parrain et pas manager…"
Anderlecht est-il armé pour gagner le titre ?
"Cela dépendra surtout d’Okaka. S’il est une réussite, il peut faire des dégâts. La saison passée, Anderlecht dépendait des buts de Mitrovic. Si le duo Okaka - Ezekiel fonctionne, ça peut faire mal. Mais tout se décidera pendant les playoffs. Je déplore qu’on n’ait pas changé le règlement. Moi, je trouve qu’il faut garder les playoffs mais sans division des points !"
Qui seront les principaux concurrents du Sporting ?
"Toujours les mêmes. Bruges, le Standard, Gand et Genk. Le sixième participant aux playoffs pourrait bien être Ostende ou Charleroi. Et cette saison, j’attends beaucoup de Saint-Trond."
Anderlecht a un coach qui - dit-il - vous doit beaucoup.
"Besnik Hasi était mon bras droit sur le terrain. Et il est impliqué comme moi à l’époque. Pendant la période de transferts, je ne dormais pas. Quand je voyais un manager dans les tribunes, je filais vers la direction après le match et je criais : ‘ On ne vend personne !’ "



"Mes joueurs pouvaient sortir après le match"

Anthuenis s’est remis dans la peau d’un entraîneur et a analysé le onze du Sporting.  "Je comprends la tactique de Hasi contre Waasland-Beveren - il veut plus de monde dans le rectangle adverse - mais moi, j’utiliserais quand même la vitesse d’Acheampong ou Najar, dont je suis fan…"
1. "Proto était aussi nerveux avant"
"Proto ou Roef ? Hasi a sans doute ses raisons d’opter pour Silvio. La saison passée, Anderlecht s’est pris trop de buts. Proto n’était pas top, mais sa défense et son entrejeu non plus. Dire qu’il est trop nerveux ne rime à rien. Quand il était sublime, il était aussi nerveux."
2. "Vanden Borre est plus un médian"
" Je connais bien Anthony, il est devenu international quand j’étais coach fédéral. Mais je maintiens qu’il est plus un médian, où il peut éliminer trois adversaires. Je donnerais la chance à Najar ou Colin."
3. "Mbemba est remplaçable"
"Un défenseur central est moins difficile à trouver qu’un attaquant. Mbemba est donc remplaçable. Il peut réussir à Newcastle, mais il faudra quand même qu’il soit coaché par son voisin en défense."
4. "Deschacht sous-estimé par des coaches fédéraux"
"Je ne sais pas si Oli est capable de refaire la même saison. Tout dépend de son état physique et de ses blessures… Son élection de meilleur joueur de la saison signifie en même temps que l’équipe ne tournait pas trop… Et que certains coaches fédéraux et certains médias l’ont sous-estimé."
5. "Obradovic est un Goor, pas un Dheedene"
"Tout comme Vanden Borre, Obradovic me donne l’impression d’être un médian. Il me fait plus penser à un Goor qu’à un Dheedene, mais je peux me tromper."
6. "Gillet, le seul infiltreur"
"Gillet est visiblement devenu un très bon médian défensif à Bastia. Pourtant, de tous les médians d’Anderlecht, il est le seul infiltreur. Moi, je le voulais à Lokeren quand il était second attaquant à Eupen…"
7. "Defour un sorteur ? Pas comme Koller"
"Defour s’est fait critiquer parce qu’il sortait trop la saison passée. Mes joueurs pouvaient sortir, du moment qu’ils se donnaient à fond. Koller buvait plus qu’une bière après un match. C’était un bac  (Rires). "
8. "Tielemans peut devenir titulaire en Diable"
"Il est un grand talent et il peut devenir titulaire en équipe nationale d’ici la fin de la saison. Cela pourrait être sa saison. Il a bien débuté en inscrivant le 3-2 contre Beveren. À mon époque, un 3-2 contre Beveren ne suffisait pas. Il fallait gagner par 6-1."
9. "Où mettre Praet si Boussoufa vient ?"
"Si Praet vaut 15 millions ? Les prix ont explosé, comparé à mon époque. Est-ce que Mbemba vaut 10 à 12 millions ? On trouve toujours un fou qui débourse tant d’argent. Si Praet reste et que Boussoufa part, je me demande où on va les mettre."
10. "Ezekiel a besoin d’un Koller"
"Ezekiel est un bon transfert… s’il a un Koller à côté de lui. Pourvu que ce soit Okaka. Je ne sais pas s’il est aussi rapide que Radzinski, mais il a le sens du but. Un Suarez ou même Sylla, je les vois plus venir du flanc."
11. "Okaka, ce sera tout ou rien "
"J’ai souvent travaillé avec des Africains. Avec eux, c’est tout ou rien. Un bon Africain - comme Oulare, Ekakia ou Aruna - cela vaut de l’or. Un Ode Thompson, par exemple, était très bon à Harelbeke, mais a échoué ici. Je ne connais pas Okaka. S’il explose, Anderlecht a fait une bonne affaire en payant 3 millions."



"Koller m’a craché sur les pieds"

Vu ses 30 ans de carrière en tant qu’entraîneur, Anthuenis pourrait raconter des dizaines d’anecdotes. En voici quelques-unes qui concernent… Jan Koller.
"Jan donnait l’impression d’être un garçon calme, mais il était nerveux. Et donc, il crachait toujours. À un certain moment, je faisais mon discours dans le vestiaire, et Koller voulait cracher par terre, mais son crachat a abouti… sur mes pieds. Le groupe n’en pouvait plus de rire. Jan était tout gêné."
"À un entraînement d’après-midi, Koller était absent sur le terrain. Pourtant, le matin, il était présent. J’étais inquiet et j’ai demandé qu’on aille le chercher. Ce qui s’était passé ? À midi, il avait fait un petit dodo dans un coin du stade et les autres l’avaient enfermé. Il était furieux ! Quand il est monté sur le terrain, on aurait dit un taureau qu’on lâchait dans l’arène. De Boeck, notre capitaine, a dû le calmer."
"Quand il jouait à Lokeren, Koller n’était pas le seul Tchèque : ils étaient quatre. Un d’eux habitait en face de moi. Quand ils avaient joué le samedi, ils se donnaient rendez-vous le dimanche à deux heures de l’après-midi. Chacun amenait un bac de bière. À quatre heures et demie, ils rentraient chez eux… avec leur bac vide. La Pils ne vient pas pour rien de Tchéquie…"
"Son premier entraînement à Anderlecht était une  cata . Des dix centres de Vercauteren, il avait mis huit ballons sur le toit du complexe omnisports. Je me disais que les 3 millions avaient été payés pour rien. Mais il est devenu mon meilleur joueur."
"La femme de Koller, Hedvika, était une beauté. Quand elle passait, elle n’échappait à aucun regard. Olivier Doll, par exemple, adorait les jolies filles. Il avait un visage de bébé, mais laissez-le aller. Je n’oublierai jamais cet échauffement sur le terrain B. Pour épargner la pelouse, les joueurs couraient hors des limites de jeu, contre la clôture. Mais ça ne ressemblait à rien. J’ai vite compris pourquoi. Il y avait plein de jolies filles de l’autre côté de la clôture."



"Conflit d’intérêts à la commission review ? Je refuse de me renfermer !"

Aimé Anthuenis s’est fait critiquer par rapport au fait qu’il est à la fois parrain du Fan Day à Anderlecht, consultant à VTM et surtout membre de la commission review à la Fédération. Pour rappel : la commission juge sur base d’images télé si un joueur doit être poursuivi ou pas.  "J’ai lu ces critiques,  réagit Anthuenis.  Je ne fais même pas encore partie de cette commission, je vais à une réunion la semaine prochaine pour voir en quoi consiste ma tâche."  
Mais Anthuenis est intéressé par cette fonction.  "Parce que j’ai énormément d’expérience. Maintenant, on parle de conflits d’intérêts. Si ça pose vraiment problème, je verrai bien si je dis oui. La semaine passée, j’étais coach de mon ancienne équipe à Genk, où un match de gala était organisé contre les supporters. C’est également un conflit d’intérêts ? Et Nicaise, qui a joué au Standard, serait mon collègue dans cette commission. Où est le problème ? Une chose est sûre : je refuse de me renfermer !"
david le rouche
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